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  Bijoux Royaux

 

Mon mari m'a offert l'été 2004 un magnifique livre sur à peu près tout ce qui est exposé au musée du Caire car il date quand même de 1987 !

Et comme tous les passionnés de l'Égypte Ancienne, j'aime regardé les bijoux que portaient les pharaons et leurs reines. Donc, j'ai décidé de vous les "exposer" sur mon site.

 

 

1/Les bracelets trouvés dans le tombeau du roi Djer 2/Bijoux de la princesse Khnoumit
En Or, turquoise, lapis-lazuli et améthyste. Ils furent trouvé à Abydos dans le tombeau du roi Djer. Ils sont de l'époque Thinite, première dynastie lors du règne de l'Horus-Djer, vers 2964-2912 av. J.C.

Les quatre bracelets se trouvaient encore maintenus par des bandelettes sur l'avant-bras détaché d'une momie probablement féminine trouvée dans l'enceinte du tombeau de Djer.

Les deux éléments semi-circulaires sont les attaches formées de fils d'or et poil de chèvre (queue de girafe peut-être) torsadés, qui reliaient entre-elles les deux parties du premier bracelet. Celui-ci se compose d'une rosette centrale en or, de perles irrégulières de turquoise parfaitement polie, de perles rondes de lapis-lazuli et de petites boules d'or.

Le second bracelet comporte des groupes verticaux de perles d'améthyste, d'or ou de pierre brune entre des groupes de turquoises, taillées en losange ou en petites boules et réunies par des raccords d'or.

Le troisième bracelet alterne des éléments de turquoise et d'or qui représentent le faucon Horus perché sur le palais (serekh). Deux fils passant par les deux trous qui transpercent chaque serekh, sont retenus par des fermetures triangulaires en or.

Le dernier des bracelets comporte des perles allongées faites de fil d'or enroulé, et des perles de même forme, taillées dans le lapis-lazuli. Entre ces deux sortes s'intercalent des boules de turquoise, de lapis et d'or, de tailles différentes. La fermeture est assurée par deux anneaux et une boule d'or.

Voici quelques uns des plus beaux bracelets et colliers de la fille d'Amenemhat II. Ils furent trouvés dans son tombeau ménagé à l'ouest de pyramide royale ou il y avait le cercueil, la momie et son mobilier funéraire restés tous intacts !!!

Les bracelets sont de simples chaînettes de perles d'or munies de fermoirs à glissières en or cloisonné, incrustés de pierres semi-précieuses. Outre leur valeur ornementale, ces fermoirs sont des symboles hiéroglyphiques qui formulent des souhaits comme "Joie", "Naissance", et "Toute Protection et Vie derrière Elle".

Le collier aux tons bleus est composé de perle d'or, de turquoise et de lapis-lazuli enfilées, et d'un rang de pendeloques en forme de larmes, travaillées en or cloisonné et remplies de turquoise et de lapis-lazuli.

Le second collier, plus ouvragé adopte la forme du gorgerin ousekh et fut trouvé, éparpillé, sur la poitrine de la momie. Ses éléments sont en or cloisonné garni de pierres ; deux magnifiques têtes de faucon assurent la fermeture. En guise de perles, la rangée centrale comporte des amulettes disposées par paires de part et d'autre d'une amulette centrale ; elles symbolisent la Vie, les Deux Dames, l'Union, la Stabilité, la Force, la Protection etc...

 

Elles sont fixées par des chaînes de petites perles d'or et bordées en bas de pendeloques tricolores.

 

 

 

 

3/ Bijoux de Mereret 4/Pectoraux de Mereret
La coquetterie doublée d'une symbolique prophylactique va jusqu'à attifer les hanches et les chevilles de ces dames avec des chaînes délicates, formées de perles d'améthyste joignant des doubles têtes de guépards ou leurs griffes...

 

 

C'est un mariage extraordinaire de couleurs, un goût inventif pour l'ornement et une grande habilité du travail repoussé. Beauté du bijou, protection de la personne et précision de la technique se fondent ici dans le plus parfait équilibre.

 

 

 

 

 

 

 

Le deuxième trésor trouvé près de la pyramide de Sésostris III était celui de la princesse Mereret. Fille de Sésostris III et soeur du successeur Amenemhat III, cette princesse avait vécu sous les deux règnes.

C'est un mariage extraordinaire de couleurs, un goût inventif pour l'ornement et une grande habilité du travail repoussé. Beauté du bijou, protection de la personne et précision de la technique se fondent ici dans le plus parfait équilibre.

Le premier pectoral  est au nom du père Royal Sésostris III. Encadré d'élégantes fleurs de lotus, le roi apparaît sous la forme d'un griffon qui soumet et piétine ses adversaires. Le griffon combine ici la puissance du faucon et la force du lion.

Le second pectoral, plus grand, est au nom d'Amenemhat III, le successeur. Ici c'est le roi qui, brandissant la massue, soumet les chefs des pays ennemis.

 

 

5/ L'uræus de Sésostris II 6/Bijoux de Sat-Hathor
Ce serpent fascinant par sa noble posture, ses couleurs vives et son oeil brillant, est l'uræus, insigne royal placé au front des coiffures du roi, pour le protéger contre le mal.

Le nom qui le désigne est la forme latinisée du mot grec ouraios, lui-même dérivé de l'expression égyptienne iaret, "la cabrée", qui évoque le cobra femelle en fureur. Celui-ci, en crachant du feu, peu anéantir les ennemis.

L'origine se perd dans la nuit des temps et l'on ne sait s'il faut y voir une tradition de la Basse-Egypte, léguée par Bouto, la capitale du Nord qui adorait la déesse Ouadjet sous forme de cobra, ou s'il s'agit de l'influence lointaine de la boucle frontale portée jadis par les Libyens. Quoiqu'il en soit, l'uræus devenu insigne royal est fixé au némès et aux diadèmes royaux à l'Ancien Empire ; ensuite, dès le Moyen Empire les diverses couronnes royales sont également munies d'un uræus frontal.

Cet uræus avait vraisemblablement orné une couronne ou une coiffure de Sésostris II. Il fut trouvé parmi les débris de la salle attenante à la chambre du sarcophage royal. Son corps est en or massif travaillé au marteau ; les détails y sont soudés, et les pierres serties dans des cloisons.

La tête est en lapis-lazuli et l'oeil en grenat cerné d'or ; la gorge est plaquée de pièces d'amazonite, de lapis-lazuli et de cornaline.

La queue évidée en arrière, se termine en pointe ondulée après avoir effectué deux boucles. Deux anneaux soudés dans l'évidement permettaient de fixer l'uræus au tissus ou au cuir de la coiffure.

Deux princesses, enterrées près de la pyramide de Sésostris III, étaient propriétaires d'un trésor  funéraire éblouissant.

 

La première, Sat-Hathor, était la fille de Sésostris II, soeur et peut-être épouse de Sésostris III.

En démêlant sa bijouterie riche en scarabées, coquilles d'or, lionceaux couchés, boucles de fermoirs, et en perles innombrables, on a pu reconstituer autant de fabuleux colliers, bracelets, ceintures et bagues.

 

Le pectoral ajouré, pendu à une chaîne de perles d'or et de pierres, présente un travail de cloisonné d'or et de pierres fines. Son cadre imite une forme architecturale couronné d'une corniche à gorge.

 

Le revers de ce bijoux est une feuille d'or ou le même décor était rendu au repoussé et ciselé avant d'être doublé de cloisons au recto.

 

Quand à la ceinture, elle alterne des cauris d'or et un double rang de petits losanges de pierre. La perte de quelques cauris d'or a amené une sensible réduction de la ceinture reconstituée à partir des éléments disponibles. Les cauris-perles sont identiques à l'envers et à l'endroit. Seuls les cauris externes, qui servent d'attache et de fermoir, ont le revers plat ; en s'engageant l'un dans l'autre à l'aide d'une glissière, ils reforment un cauri entier pour boucler élégamment cette ceinture magnifique.

 

 

 

7/ Diadème de Sat-Hathor-Iounit 8/ Collier de Neferouptah
Le diadème de la princesse est une large bande plate en or massif, ornée de l'uræus et de rosettes. Des accessoires en or : deux hautes plumes et trois doubles rubans mobiles y sont attachés par des rivets. Le tout reposait sur une perruque à longues mèches dont chacune s'ornait d'une multitude de petites bagues d'or.

"Elle est aujourd'hui reconstitué et exposée à New York".

Les rosettes en or cloisonné et l'uræus au corps ajouré sont garnis de lapis-lazuli, de cornaline et de faïence verte qui remplace ici l'amazonite ou la turquoise employées sous les règnes précédents.

La tête de l'uræus est en lapis et ses yeux de grenat sont sertis dans une monture d'or.

La propriétaire de ce magnifique diadème est Sat-Hathor-Iounit, une des filles de Sésostris II. Ayant survécu à son frère Sésostris III, cette princesse mourut sous le règne de son neveu Amenemhat III. On la fit alors enterrer dans une tombe depuis longtemps ménagée pour elle près de la pyramide de son père.

Parmi ses bijoux, un pectoral au nom de Sésostris II conservé à New York et un second portant le nom d'Amenemhat III, exposé dans cette salle, témoignent de cette longue durée de vie.

Ce somptueux collier-ousekh ("le large"), avait orné la poitrine de Neferouptah.

 

C'est un réseau de perles tubulaires d'amazonite et de cornaline, disposées verticalement en six rangs alternés que des rangées de petites perles d'or relient les uns aux autres. Des pendeloques en forme de larmes incrustées d'amazonite et de cornaline bordent la rangée inférieure de perles d'or.

 

Les admirables têtes de faucon qui servent de pièces d'attache sont en feuille d'or martelé et travaillé au repoussé. Ils étaient maintenu sur les épaules du porteur à l'aide d'un contrepoids qui tombait dans le dos. Attaché au collier par deux chaînettes de petites perles, ce contrepoids est assorti au collier.

 

La tête de faucon, réplique réduite des deux pièces d'attache, retient une nappe évasée de perles de cornaline alternées avec des barrettes rigides en or qui imitent une rangée de perles.

Le collier-ousekh est une parure favorite des dieux, des rois et des particuliers; porté par les vivants ou déposé sur la poitrine des morts, ce collier extrêmement ornemental joue aussi un rôle prophylactique.

 

 

 

9/ Bracelets de Neferouptah 10/Fouet de Neferouptah
Les deux paires de bracelets avaient encerclé les poignets et les chevilles de la princesse Neferouptah. Bien conservés et admirablement restaurés, ils forment les accessoires assortis au collier ousekh (le n°8).

 

Dix rangs de perles enfilés, retenus aux extrémités par deux fermoirs en or, sont maintenus en position grâce au barrettes rigides, en forme de colonnes de perles d'or, intercalées entre chaque file de trois perles de pierre.

 

 

Les bracelets alternent l'amazonite, la cornaline et l'or ; aux chevilles on trouve la cornaline et l'or combinés en heureuse harmonie.

Le fouet de la princesse fut particulièrement reconstitué à partir des pièces conservées et avec les minces feuilles d'or restées éparpillées après la désagrégation du bois. Il lui manque la moitié du manche et les trois bâtonnets qui prolongeaient les trois chutes mobiles.

Celles-ci se composent chacune de sept perles sphériques en faïence brunie, d'une baguette de faïence aux extrémités dorées et de treize clochettes tronconiques, en faïence et en cornaline, toutes bordées d'une mince feuille d'or.

C'est un insigne de la royauté, il est associé au crochet et il est de tout temps un des emblèmes d'Osiris. Ces deux objets tenus par le dieu des morts furent au Moyen Empire empruntés par les particuliers qui, après leur mort devenaient Osiris, tout comme auparavant le roi.

 

 

 

11/Bracelet de la reine Ahhotep 12/ Bracelets de perles d'Ahotep
Ce bracelet est en or massif, recouvert de lapis-lazuli et d'or. Il se compose de deux moitiés semi cylindriques bordées d'un listel et réunies par deux charnières dont l'une, à goupille amovible, permet d'ouvrir.

 

 

La décoration consiste en scènes et hiéroglyphes découpés dans l'or, et délicatement travaillés au ciseau. Deux représentations symétriques occupent la moitié droite : de part et d'autre d'un éventail fiché dans un anneau-chen, durée, le dieu Geb est assis sur un trône, enveloppé dans un manteau court, portant à gauche la couronne rouge et à droite la couronne double.

 

 

Ahmosis, coiffé de la perruque bouclée à uræus frontal et vêtu du pagne court, est agenouillé devant lui. Ainsi Geb protège et supporte le roi qui est sur le point de ceindre la couronne. Entre les deux personnages on trouve le nom du dieu et, de chaque côté de la double scène apparaissent les noms royaux.

 

Sur l'autre moitié ce sont les âmes de Pê et les âmes de Nekhen, ancêtres respectifs des rois de la Basse et de la Haute Égypte avant l'unification des deux royaumes. Les unes à masque de faucon les autres de chacal, elles lèvent les bras en signe de henou, jubilation, conférant respectivement au roi "toute joie" et "toute vie et souveraineté".

 

Le roi couronné est ainsi reconnu comme le descendant légitime des pharaons divins.

Le bracelet de gauche se compose de dix-huit rangs de perles enfilées sur des fils d'or, de façon à former alternativement des bandes d'or, de lapis-lazuli, de cornaline et de turquoise.

Les sept bandes d'or sont rigides et comportent des rangées de perles soudées les unes aux autres, et par lesquelles passent les fils d'or. Une huitième bande, également rigide est en forme d'une boîte d'ou passent les fils ; elle est décorée d'hiéroglyphes d'or lisses, appliqués sur un fond de lapis-lazuli ; on dit : "le dieu accompli Nebpehtetrê, doué de vie".

La fermeture se fait à l'aide d'une plaque d'or, séparée en deux moitiés qui sont réunies par une goupille. Afin d'agrandir le bracelet, une autre plaque d'or munie de charnières et d'une seconde goupille, a été rapportée entre les deux moitiés du fermoir, si bien que le bracelet peut être agrandi ou réduit à volonté.

Seule l'inscription : "le dieu accompli maître des Deux Terres Ahmosis, doué de vie à jamais" qui est gravée sur le fermoir, se trouve coupée en deux lorsqu'on y insère la plaque.

La fermeté du bracelet est obtenue par des caissons oblongs à cloisons trouées, ou passent les fils d'or. La fermeture en est assurée par deux bandes munies de brides qui s'engagent les unes entre les autres pour former charnière et sont maintenues par un goupille mobile.

Lorsque les deux extrémités sont jointes, on obtient l'inscription gravée au ciseau sur le plat du fermoir : "le dieu accompli Nebpehtetrê, aimé d'Amon" ("Fils de Rê Ahmosis, aimé de Rê" sur l'autre bracelet de cette paire).

 

 

 

13/ Pendentif d'Ahhotep 14/ Coffret à bijoux de Thouya
Ce beau scarabée suspendu à une chaîne est considéré comme un joyau de la bijouterie du début de la 18ème dynastie.

 

Il est formé de deux plaques épaisses d'or. La plaque supérieure qui figure le dos de l'insecte, est décorée au cloisonné de pièces de lapis-lazuli. Les pattes travaillées séparément sont soudées à la plaque qui forme le ventre, et lui donnent un aspect naturaliste.

 

Les pattes de devant tiennent un anneau ou passe la chaîne ; un autre anneau, soudé entre les pattes postérieures est relié au premier par un fil d'or qui forme boucle. Il est possible que cette boucle servait à maintenir la chaîne ramenée vers le pendentif, car cette longue chaîne faisait obligatoirement plus d'une fois le tour du cou de la reine ; la boucle servirait donc aussi à relier au scarabée, les deux anneaux des extrémités de la chaîne, qui se trouveraient ainsi cachés sous l'insecte.

 

Ces anneaux sont soudés au dos de deux têtes d'oies recourbées qui terminent cette chaîne solide à sextuple mailles. Chaque oiseau porte inscrit sur son cou l'un des cartouches d'Ahmosis, le fils d'Ahhotep.

 

Voici l'un des joyaux du mobilier funéraire de Touya. Un coffret à bijoux en forme de naos à corniche monté sur des pieds hauts et fermé par un couvercle bombé. Les éléments de la décoration incrustée sont en ébène, ivoire rosé et faïence bleue.

Le couvercle comprend une décoration dorée sur fond de faïence bleue ; elle est divisée en sa longueur par deux moitiés symétriques sur lesquelles s'affrontent en haut, les cartouches d'Aménophis III, surmontés de plumes et du disque, et en bas, deux figures du dieu Heh agenouillé sur le signe de l'or et tenant dans sa main les hampes des millions d'années.

Sur le pourtour du coffret, une inscription d'hiéroglyphes dorés sur fond de faïence, donne la titulature d'Aménophis III, symétriquement disposée de part et d'autre du bouton de fermeture, sur l'un des petits côtés et sur les côtés longs ; tandis que le petit côté opposé est au nom de l'épouse royale Tiy.

La frise d'hiéroglyphes dorés de la partie inférieure est une répétition du même groupe de signes qui forment le souhait : "toute une vie et prospérité".

Le mobilier funéraire de cette tombe comprenait un char, des beaux sièges, et maints coffrets, oushebtis, bijoux (tous exposés dans une salle au Caire).

 

 

15/ Les boucles d'oreilles de Séthi II 16/ Bracelets du grand prêtre Pinedjem II
Rarement attestées avant le Nouvel Empire, les boucles d'oreilles font leur apparition à la 18ème dynastie. Hommes, Femmes, jeunes filles, fillettes et garçons portent ces bijoux en forme d'anneaux de disque, de bouton ou de pendeloque, faites en verres, faïences, or ou métaux moins précieux, en pierres dures ou coquillages. Les rois et les reines disposent naturellement d'exemplaires élaborés.

Les boucles d'oreilles sont portées par les vivants comme par les morts ; on les trouve sur les momies ou dans l'équipement funéraire. La momie de Thoutmosis IV est la première connue aux oreilles percées ; Toutankhamon possédait plusieurs paires de ce bijou.

Les deux pendants sont identiques. Chacun se compose de trois parties articulées. Au pendant plat, trapézoïdal, gravé aux noms de Séthi II, sont accrochés sept pendeloques figurant des bleuets, à l'aide d'un système d'anneaux reliés par une tige.

La boucle proprement dite, auquel le pendant s'accroche par deux anneaux épais, est formée d'une corolle concave et d'une calotte bombée, reliées à deux tubes creux qui s'emboîtent et se vissent, fixant ainsi le bijoux sur le lobe d'oreille qu'ils traversent.

On retrouve sur les deux moitiés de cette boucle les cartouches de Séthi II.

Parmi les bracelets rigides, souvent trop chargés, il existe des anneaux plus sobres, qui se distinguent justement par leur simplicité, comme ces deux bracelets trouvés sur la momie du grand prêtre Pinedjem.

 

Chaque anneau comporte deux moitiés symétriques dont la face intérieure est plane et la face extérieure ourlée, travaillée au cloisonné et remplie de cornaline et de lapis-lazuli, figurant un décor de plumes stylisées.

 

Les deux moitiés sont jointes d'un côté par une charnière formée d'un fil d'or et masquée par une large perle de lapis-lazuli. Elles se ferment du côté opposé par un système de tenon que maintient en position une épingle en or. Près de cette fermeture deux petits anneaux retiennent les pendeloques.

 

Deux chaînes d'or sont terminées par des pendants en lapis-lazuli, les autres sont des chapelets de perles d'or et de pierres que prolongent des fleurettes d'or.

 

 

 

 

17/ Collier de Psousennès 18/ Revêtement de Momie
Cette somptueuse parure composée initialement de six rangs d'anneaux, n'a pu être reconstitué qu'avec cinq rangs, à cause des parties manquantes.

 

Ces rangées consistent en une multitude d'anneaux d'or enfilés sur des écheveaux de textiles retenus par un fermoir épais qui masque les attaches. Ce boîtier est décoré, sur ses deux faces du même motif figurant, sous un scarabée ailé, les cartouches de Psousennès de part et d'autre d'une colonnette (ouadj) papyriforme et inscrits entre deux frises d'uraei à disque.

Au recto le décor portait des incrustations de lapis-lazuli en partie conservées, tandis qu'au verso il est simplement gravé. De ce fermoir pend un faisceau de quatorze pampilles consistant en des chaînes simples, qui se divisent en deux et ensuite en quatre chaînettes plus fines, dont les jonctions et les extrémités sont ornées de clochettes en forme de fleurs de liseron.

 

 

Ce beau revêtement couvrait la momie d'un "chef des navires du roi", nommé Hekaemsaf, dans le caveau de sa tombe trouvée intacte par les fouilleurs du Service des Antiquités.

Le revêtement fut recomposé au Musée par Daressy. Il consiste en un masque en or repoussé, dont les yeux sont ornés d'incrustations de pierre et la coiffure striée de pâtes sombres, et en une résille de perles d'or, de lapis-lazuli et d'amazonite sur lequel s'étale au niveau de la poitrine, un large collier (ousekh) fait de dix-huit rangs de perles de mêmes matériaux, attachés à deux têtes de faucon en or repoussé.

Sous ce collier, le décor constitué d'éléments d'or, comporte la déesse Nout aux ailes déployées, surmontée du disque, et agenouillée au dessus d'une bande d'inscription qui l'invoque et se termine comme d'habitude avec les titres et le nom du défunt.

De part et d'autre de cette bande médiane sont les quatre génies protecteurs des viscères.